Pipettes de laboratoire 23 avril 2026 · 12 min de lecture

Pipette graduée vs pipette jaugée : différences et usages

Ces deux types de pipettes en verre ne se ressemblent qu'en apparence. Précision, lecture du ménisque, classe A ou B : voici tout ce qui les distingue et quand utiliser l'une ou l'autre.

La verrerie volumétrique au laboratoire — vue d'ensemble

La verrerie volumétrique constitue l'un des piliers fondamentaux du travail analytique en laboratoire. Elle regroupe l'ensemble des récipients en verre conçus pour mesurer ou contenir un volume précis de liquide : pipettes, burettes, fioles jaugées, éprouvettes graduées et cylindres mesureurs. Parmi ces instruments, les pipettes occupent une place centrale car elles permettent le transfert de volumes définis d'un contenant à un autre, opération incontournable lors de préparations de solutions, de dilutions en série ou de dosages.

La qualité métrologique de la verrerie volumétrique est encadrée par des normes internationales strictes. Les deux principales sont la norme ISO 648 (pipettes graduées à un ou deux repères, capacités et tolérances) et la norme ISO 835 (pipettes graduées — spécifications particulières). Ces normes définissent deux classes de précision :

  • Classe A : verrerie de haute précision destinée aux travaux analytiques exigeants. Les tolérances sont deux fois plus strictes que la classe B. Utilisée en chimie analytique, en contrôle qualité pharmaceutique et en métrologie.
  • Classe B : verrerie d'usage courant, tolérances moins strictes. Suffisante pour la plupart des manipulations de routine, de préparation ou d'enseignement.

Le verre utilisé pour la fabrication de verrerie volumétrique est généralement du verre borosilicaté 3.3 (type Pyrex, Duran), caractérisé par un faible coefficient de dilatation thermique (3,3 × 10⁻⁶ K⁻¹), une excellente résistance chimique aux acides et bases dilués, et une stabilité dimensionnelle dans le temps. Ces propriétés garantissent que le volume gravé sur la verrerie reste fidèle à la réalité sur toute la durée de vie de l'instrument, à condition que celui-ci soit utilisé à la température de référence (20°C).

Comprendre les différences entre pipette graduée et pipette jaugée est essentiel pour tout technicien ou ingénieur de laboratoire. Ces deux instruments répondent à des besoins distincts et leur confusion entraîne des erreurs volumétriques qui peuvent invalider des résultats analytiques.

La pipette graduée — polyvalence et débits variables

La pipette graduée est un tube cylindrique en verre muni d'une graduation continue permettant de délivrer différents volumes avec un seul instrument. Sa polyvalence en fait l'un des outils les plus courants sur la paillasse. Elle est utilisée pour les transferts de volumes variables, les préparations de solutions de concentration variable et les dosages nécessitant plusieurs aliquotes de volumes différents.

L'intérieur de la pipette est calibré pour délivrer un volume précis lorsque le liquide s'écoule entre deux traits de graduation. Le remplissage se fait à l'aide d'une propipette (poire en caoutchouc avec valves) ou d'un aide-pipette électronique. Il est impératif de ne jamais aspirer à la bouche, notamment pour des raisons de sécurité chimique et microbiologique.

Pipette Mohr

La pipette Mohr, du nom du chimiste allemand Karl Friedrich Mohr, est reconnaissable à sa graduation qui ne descend pas jusqu'à l'extrémité effilée du bec. Elle possède deux repères de graduation : le premier proche du sommet et le dernier à une certaine distance du bout. Cela signifie que la mesure est effectuée entre deux traits sur la graduation et que le liquide restant dans la pointe après l'écoulement n'est pas pris en compte.

Cette caractéristique a un avantage pratique important : l'opérateur peut stopper l'écoulement à n'importe quel trait de graduation intermédiaire, offrant une grande flexibilité de volume délivré. En revanche, la précision est légèrement inférieure à la pipette sérologique car le volume dans la pointe effilée introduit une incertitude si on ne la vide pas totalement.

Pipette sérologique

La pipette sérologique se distingue de la pipette Mohr par le fait que ses graduations descendent jusqu'à l'extrémité de la pointe. La graduation va donc jusqu'au bec, ce qui permet de délivrer la totalité du volume contenu dans la pipette si l'on vide complètement jusqu'à la dernière goutte en soufflant légèrement. Certaines pipettes sérologiques portent un anneau ou deux anneaux colorés à leur extrémité supérieure pour indiquer qu'elles sont de type "soufflage" (blow-out).

Les pipettes sérologiques sont particulièrement utilisées en microbiologie et en biologie cellulaire pour transférer des milieux de culture, des suspensions bactériennes et des réactifs biologiques. Elles sont disponibles en versions stériles à usage unique, conditionnées individuellement sous emballage papier pelable, ce qui les rend incontournables dans les laboratoires de culture cellulaire.

Volumes disponibles — 1, 2, 5, 10, 25 mL

Les pipettes graduées sont commercialisées dans une gamme de volumes standards couvrant les besoins courants du laboratoire :

  • 1 mL : pour les petits volumes, graduée en 0,01 mL, utilisée en microbiologie et chimie fine
  • 2 mL : graduée en 0,01 mL ou 0,02 mL
  • 5 mL : graduée en 0,05 mL ou 0,1 mL, très polyvalente
  • 10 mL : graduée en 0,1 mL, utilisation courante en chimie analytique
  • 25 mL : pour les grands volumes, graduée en 0,1 mL ou 0,2 mL

Il existe également des pipettes de 0,5 mL, 3 mL et 50 mL, mais celles-ci sont moins standardisées. Le choix du volume de pipette doit être adapté au volume à prélever : pour un prélèvement de 4,5 mL, on utilisera une pipette de 5 mL plutôt qu'une pipette de 10 mL afin de minimiser l'incertitude relative.

Tolérance et incertitude selon ISO 835

La norme ISO 835 définit les tolérances maximales admissibles pour les pipettes graduées selon leur volume nominal et leur classe. Le tableau suivant récapitule les principales valeurs :

Volume nominal (mL) Tolérance classe A (±mL) Tolérance classe B (±mL) Incertitude relative classe A (%)
10,0060,0100,6 %
20,0100,0200,5 %
50,0150,0300,3 %
100,0200,0400,2 %
250,0300,0600,12 %
500,0500,1000,10 %

Ces tolérances s'appliquent à la température de référence de 20°C pour de l'eau distillée. L'utilisation de solvants organiques de densité différente modifie le volume réel délivré, et une correction peut être nécessaire pour les travaux analytiques très précis.

Lecture du ménisque

La lecture du volume dans une pipette graduée s'effectue en observant le ménisque formé par la surface du liquide. Pour la grande majorité des liquides aqueux, le ménisque est concave (courbure vers le bas) : la lecture correcte s'effectue au point le plus bas du ménisque, les yeux à la même hauteur que le trait de graduation pour éviter l'erreur de parallaxe.

Pour les liquides à ménisque convexe, comme le mercure, la lecture s'effectue au sommet du ménisque. Certains liquides très visqueux ou contenant des tensioactifs peuvent présenter un ménisque aplati, rendant la lecture plus délicate. Dans ce cas, l'utilisation d'un éclairage approprié (fond blanc ou fond sombre selon la couleur du liquide) améliore la lisibilité.

La pipette jaugée — précision maximale pour un volume unique

La pipette jaugée (ou pipette à un trait, ou pipette volumétrique) est un instrument conçu pour délivrer un seul volume précis. Elle se reconnaît à sa forme caractéristique : un tube fin en verre avec un renflement central (ampoule) et un unique trait de jauge gravé sur la partie supérieure du tube fin. Cette conception lui confère une précision nettement supérieure à celle d'une pipette graduée pour le même volume nominal.

Un trait de jauge = un volume précis

Contrairement à la pipette graduée qui offre une multitude de volumes possibles, la pipette jaugée est dédiée à un seul volume. Le trait de jauge indique le niveau exact auquel le ménisque doit se trouver pour que le volume contenu en dessous soit exactement égal au volume nominal gravé sur l'ampoule. Ce principe simple élimine les erreurs d'interpolation entre graduations et réduit considérablement l'incertitude de mesure.

Les volumes standards de pipettes jaugées couvrent une gamme allant de 0,5 mL à 200 mL : 0,5 — 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 — 8 — 9 — 10 — 15 — 20 — 25 — 30 — 40 — 50 — 100 — 200 mL. Les volumes les plus utilisés en laboratoire analytique sont 1, 2, 5, 10, 20, 25 et 50 mL.

Usage analytique : dilutions précises, étalons

La pipette jaugée est l'outil de référence pour toutes les opérations nécessitant une grande précision volumétrique :

  • Préparation de solutions étalon : la précision de la concentration dépend directement de la précision du volume prélevé
  • Dilutions précises : dilutions 1/10, 1/100 pour les titrages ou les courbes d'étalonnage
  • Ajout précis de réactif lors d'une réaction chimique où la stœchiométrie est critique
  • Méthodes normées en chimie analytique, en analyse des eaux, en contrôle pharmaceutique

Pipette jaugée classe A vs classe B

Comme pour les pipettes graduées, les pipettes jaugées existent en classe A et classe B. La norme ISO 648 définit les tolérances applicables. Le tableau comparatif suivant illustre la différence de précision entre pipette jaugée et pipette graduée pour les mêmes volumes :

Volume (mL) Pipette jaugée classe A (±mL) Pipette jaugée classe B (±mL) Pipette graduée classe A (±mL) Rapport précision jaugée/graduée
10,0070,0150,006comparable
20,0100,0200,010comparable
50,0100,0200,0151,5× meilleure
100,0200,0400,020comparable
200,0300,060unique
250,0300,0600,030comparable
500,0500,1000,050comparable

La pipette jaugée tire son avantage principal non pas dans la tolérance nominale mais dans la répétabilité : l'absence d'interpolation entre traits et la forme de l'ampoule (qui réduit la surface de contact du ménisque) permettent une reproductibilité d'opérateur en opérateur nettement supérieure.

Techniques d'utilisation correctes

La précision théorique d'une pipette ne se retrouve en pratique que si la technique d'utilisation est rigoureuse. Les erreurs techniques représentent souvent la principale source d'incertitude, bien au-delà des tolérances instrumentales.

Remplissage à la propipette ou poire — jamais à la bouche

Le remplissage d'une pipette en verre doit obligatoirement être effectué à l'aide d'un dispositif d'aspiration mécanique :

  • Poire à pipeter (ballon en caoutchouc à trois valves A/S/E) : valve A pour aspirer l'air de la poire, valve S pour aspirer le liquide, valve E pour laisser s'écouler. Économique et fiable.
  • Propipette électronique ou manuelle à molette : permet un contrôle précis de la vitesse d'aspiration, particulièrement utile pour les liquides visqueux ou les petits volumes.
  • Pipette-boy ou aide-pipette motorisé : se fixe en haut de la pipette, aspiration et refoulement par pression sur des touches. Indispensable pour un usage intensif.

L'aspiration à la bouche est strictement interdite dans tout laboratoire professionnel, conformément aux réglementations de sécurité (Code du travail, article R. 4412-6). Elle présente des risques d'ingestion de produits chimiques toxiques, corrosifs ou biologiquement dangereux.

Ajustement du ménisque au trait de jauge

Pour un ajustement précis du ménisque, il convient de :

  1. Remplir la pipette légèrement au-dessus du trait de jauge
  2. Positionner les yeux exactement à la hauteur du trait de jauge (éviter la parallaxe)
  3. Laisser s'écouler lentement le liquide jusqu'à ce que le bas du ménisque coïncide exactement avec le trait
  4. Essuyer l'extérieur du bec avec du papier absorbant sans toucher l'orifice

Écoulement et durée d'attente (temps d'égouttage)

Après délivrance du liquide dans le récipient cible, la pipette doit rester en contact avec la paroi interne du récipient pendant le temps d'égouttage spécifié (généralement 3 à 15 secondes selon le volume). Ce temps permet l'écoulement du film liquide résiduel sur les parois internes de la pipette. La goutte résiduelle dans le bec d'une pipette TD (to deliver) ne doit pas être soufflée sauf mention contraire sur la pipette.

Pipettes TD (to deliver) vs TC (to contain)

Il existe deux types de calibration pour la verrerie volumétrique :

  • TD (to deliver / ex) : le volume nominal est le volume effectivement délivré hors de la pipette. C'est le type standard pour les pipettes. Une petite quantité de liquide reste toujours dans le bec.
  • TC (to contain / in) : le volume nominal est le volume total contenu dans la pipette. Pour l'obtenir, il faut rincer l'intérieur de la pipette avec le solvant approprié. Utilisé pour certaines pipettes de mesure de viscosité (pipettes Ostwald).

La mention TD ou TC est gravée ou imprimée sur la pipette. Confondre ces deux types entraîne une erreur systématique égale au volume résiduel dans le bec.

Les micropipettes automatiques vs pipettes en verre — quand utiliser quoi ?

L'avènement des micropipettes à déplacement d'air (Gilson Pipetman, Eppendorf, Thermo) dans les années 1970 a transformé les pratiques de laboratoire, notamment en biologie moléculaire. Cependant, les pipettes en verre restent indispensables dans de nombreux contextes. Le choix entre les deux types dépend du volume, de la précision requise et de la nature du liquide :

Critère Pipette en verre Micropipette automatique Recommandation
Volume typique0,5 mL à 100 mL0,1 µL à 5 mLVerre pour >5 mL
Précision0,1 à 0,5 % (classe A)0,3 à 1 % (selon modèle)Verre pour volumes exacts
Solvants organiquesExcellente compatibilitéRisque de dommages pistonVerre pour solvants purs
Acides concentrésCompatible (sauf HF)Non compatibleVerre obligatoire
Solutions biologiquesBonne (nettoyable)Excellente (pointe jetable)Micropipette pour bio mol.
Répétabilité haute cadenceMoyenne (fatigue opérateur)Très bonneMicropipette
Coût unitaire5–50 €200–800 €Verre pour équipement budget

Nettoyage, stérilisation et stockage de la verrerie

La propreté de la verrerie volumétrique conditionne directement la précision des mesures. Un film gras ou des résidus de réactif sur les parois internes modifient l'angle de contact du liquide, perturbent la formation du ménisque et faussent le volume délivré.

Procédure de nettoyage standard :

  1. Rinçage immédiat après utilisation avec de l'eau du robinet
  2. Lavage au détergent de laboratoire (type Decon 90, Mucasol) dilué, avec brossette adaptée pour les gros volumes
  3. Rinçages successifs : eau du robinet (×3), puis eau déminéralisée ou eau ultrapure (×3)
  4. Séchage à l'étuve à 120°C pour les pipettes non graduées en verre ; éviter les gradients thermiques brusques
  5. Pour la verrerie analytique : rinçage final à l'eau ultrapure de résistivité ≥18 MΩ·cm

Dégraissage à l'acide chromique : solution de bichromate de potassium dans l'acide sulfurique concentré. Très efficace pour éliminer les résidus organiques tenaces. Extrêmement corrosive, nécessite des EPI complets et une hotte aspirante. De plus en plus remplacée par des solutions alternatives moins dangereuses (acide sulfurique + persulfate d'ammonium, nettoyants alcalins concentrés).

Stérilisation : les pipettes en verre peuvent être stérilisées à l'étuve (chaleur sèche 160°C pendant 2 heures, méthode Poupinel) après les avoir placées dans des boîtes de Petri cylindriques en aluminium adaptées, ou emballées dans du papier kraft. L'autoclavage est déconseillé pour la verrerie volumétrique car la vapeur sous pression peut modifier légèrement les dimensions et altérer la précision.

Stockage : les pipettes doivent être stockées verticalement, bec en bas, dans des portoirs ou des boîtes de rangement adaptées. Éviter le contact entre les becs effilés. Les pipettes jaugées de haute précision (classe A) doivent être stockées à température constante et protégées des chocs thermiques.

Les pipettes à usage unique (plastique) en biologie

En biologie moléculaire, en microbiologie et en culture cellulaire, les pipettes graduées en verre ont largement été remplacées par des pipettes sérologiques à usage unique en polystyrène (PS) ou en polypropylène (PP). Ces pipettes sont commercialisées stériles, conditionnées individuellement, souvent avec un bouchon de coton intégré à l'extrémité supérieure pour éviter la contamination de l'aide-pipette.

Leurs avantages sont nombreux : garantie de stérilité à l'ouverture, élimination du risque de contamination croisée, pas de nettoyage, gain de temps considérable. Les volumes disponibles vont de 1 mL à 50 mL. La précision est généralement de classe B ou équivalente, suffisante pour les manipulations biologiques.

Il existe également des pipettes de transfert à usage unique (forme de tétine, sans graduation) pour les transferts grossiers de liquide. Les pipettes Pasteur en plastique ou en verre sont utilisées pour les transferts de petits volumes sans besoin de précision volumétrique.

L'impact environnemental des pipettes plastiques à usage unique doit être pris en compte dans une démarche de développement durable au laboratoire. Des solutions de collecte et de recyclage des pipettes sérologiques propres existent, et certains laboratoires utilisent des pipettes réutilisables autoclavables en polycarbonate pour certaines applications.

Erreurs courantes et bonnes pratiques

Même avec une verrerie de qualité, des erreurs techniques peuvent compromettre la précision des mesures. Voici les principales erreurs à éviter :

  • Bulle d'air dans la pipette : une bulle coincée dans l'ampoule d'une pipette jaugée ou entre deux traits d'une pipette graduée fausse le volume délivré. Vérifier systématiquement l'absence de bulle après remplissage.
  • Erreur de parallaxe : lire le ménisque avec les yeux trop haut ou trop bas par rapport au trait de graduation introduit une erreur systématique. Toujours positionner les yeux exactement à la hauteur du ménisque.
  • Bec cassé ou ébréché : un bec de pipette endommagé modifie le débit d'écoulement et le volume résiduel dans la pointe. Ne jamais utiliser une pipette dont le bec est cassé.
  • Utilisation à température incorrecte : les volumes sont calibrés à 20°C. Un écart de 10°C introduit une erreur d'environ 0,02 % due à la dilatation thermique du verre et du liquide.
  • Soufflage de la dernière goutte sur une pipette TD : erreur classique qui surajoute un volume non prévu dans la calibration.
  • Verrerie sale : des traces grasses ou des résidus de réactif perturbent le ménisque et l'écoulement. Le test de propreté consiste à vérifier que l'eau forme un film continu (mouillant uniforme) sur toute la paroi interne sans laisser de gouttelettes isolées.
  • Mauvais choix de pipette : utiliser une pipette de 25 mL pour prélever 0,5 mL donne une incertitude relative beaucoup plus grande que d'utiliser une pipette de 1 mL.

Les bonnes pratiques en verrerie volumétrique s'acquièrent par la formation et par une attention constante aux détails. Dans un laboratoire certifié ISO 17025 ou accrédité BPL, les procédures d'utilisation et de vérification de la verrerie volumétrique sont formalisées dans des modes opératoires normalisés (MON) et les résultats de vérification sont enregistrés pour assurer la traçabilité métrologique.

En conclusion, le choix entre pipette graduée et pipette jaugée dépend avant tout de la flexibilité volumétrique requise versus la précision nécessaire. La pipette graduée excelle par sa polyvalence et sa praticité au quotidien, tandis que la pipette jaugée garantit la meilleure répétabilité pour un volume unique. Les deux instruments, correctement utilisés et entretenus, constituent des outils irremplaçables dans l'arsenal analytique du laboratoire moderne.

Quelle verrerie volumétrique utiliser pour votre laboratoire ?

LaboModerne propose une sélection de pipettes graduées et jaugées en verre classe AS, conformes aux normes ISO 648 et ISO 835, pour répondre à tous les besoins analytiques — de la routine quotidienne aux travaux métrologiques les plus exigeants.

Pipettes graduées classe AS type 3 zéro en haut

Pipettes graduées classe AS — Type 3, zéro en haut, écoulement total (→ voir ce produit)

Pipettes en verre sodocalcique avec graduations ambrées indélébiles, conformes à la norme DIN EN ISO 835. Le type 3 à zéro en haut et écoulement total (EX) convient aux prélèvements de volumes variables avec la meilleure reproductibilité. Pointes spécialement formées et polies au feu pour réduire le risque de rupture.

  • Classe AS — haute précision analytique
  • Type 3 : zéro en haut, écoulement total (EX)
  • Matériau : verre sodocalcique à pointes polies au feu
  • Norme : DIN EN ISO 835
  • 17 capacités disponibles de 0,1 ml à 50 ml
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Pipettes graduées classe AS type 2

Pipettes graduées classe AS — Type 2, pointes renforcées (→ voir ce produit)

Pipettes en verre sodocalcique conformes à ISO 835 avec pointes renforcées pour une bonne résistance mécanique. Les graduations ambrées indélébiles résistent aux solutions de nettoyage agressives. Calibrage pour écoulement total (EX) avec temps d'attente de 5 secondes. 10 modèles de 1 ml à 25 ml.

  • Classe AS, Type 2 — ISO 835
  • Pointes renforcées — meilleure résistance mécanique
  • Graduations ambrées indélébiles
  • Calibrage écoulement total (EX) — temps d'attente 5 s
  • 10 modèles disponibles de 1 ml à 25 ml
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Pipettes graduées classe AS type 3 Schellbach

Pipettes graduées classe AS Type 3 — graduation Schellbach (→ voir ce produit)

Pipettes en verre sodocalcique ISO 835 avec system Schellbach : bande d'émail bleue optique facilitant la lecture précise du ménisque. Le code couleur par capacité permet un repérage immédiat en laboratoire. 9 modèles de 0,5 ml à 100 ml. Idéales pour les laboratoires d'enseignement et d'analyse courants.

  • Classe AS, Type 3 — ISO 835
  • Graduations émail bleu avec bande Schellbach (lecture ménisque facilitée)
  • Code couleur par capacité pour repérage rapide
  • Matériau : verre sodocalcique
  • 9 modèles de 0,5 ml à 100 ml
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Pipettes jaugées classe AS 1 trait

Pipettes jaugées en verre classe AS — 1 trait, écoulement total (→ voir ce produit)

Pipettes jaugées en verre sodocalcique de précision classe AS conformes aux normes ISO 648 et DIN 12691. Calibrage pour écoulement total (EX) avec graduations ambrées indélébiles résistantes aux solutions de nettoyage et aux attaques chimiques. Temps d'attente après écoulement : 5 secondes.

  • Classe AS — 1 trait (haute précision)
  • Normes : ISO 648 et DIN 12691
  • Matériau : verre sodocalcique, pointe robuste
  • Calibrage écoulement total (EX), temps d'attente 5 s
  • 9 volumes : 1, 2, 5, 10, 15, 20, 25, 50, 100 ml
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Pipettes jaugées Hirschmann classe AS marquage bleu

Pipettes jaugées Hirschmann® classe AS — marquage bleu, traçabilité DAkkS (→ voir ce produit)

Pipettes jaugées Hirschmann® en verre sodocalcique classe AS conformes à ISO 648, avec performances souvent supérieures aux exigences normatives. Chaque pipette porte un marquage gravé H avec numéro de lot et année de production pour une traçabilité complète. Certificats d'étalonnage individuels DAkkS disponibles sur commande.

  • Marque Hirschmann® — qualité souvent supérieure aux exigences ISO 648
  • Classe AS, 1 trait — écoulement total (EX)
  • Marquage gravé H avec numéro de lot et année de production
  • Certificats d'étalonnage individuels DAkkS disponibles
  • 25 modèles disponibles de 0,5 ml à 100 ml
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